Sortir de sa zone de confort

J’ai perdu 62 kilos et je suis devenue accro à la course à pied. C’est un fait.
Mais hier j’ai réalisé en courant que même si c’était le changement le plus visible, j’ai également changé sur d’autres points de ma personnalité. Et je pense que tout est lié.

Sans vouloir partir dans des analyses très poussées qui seraient pas forcément intéressante à lire, j’avais envie quand même de l’écrire pour vous partager mon ressenti.

Alors pour la petite histoire pour les personnes qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram hier j’ai participé pour la 2e fois au Trail des Castillas. : 9 kilomètres dans les cailloux en face de la montagne Sainte Victoire. L’année dernière j’avais pleuré en courant tellement j’avais trouvé le parcours fabuleux.
Cette année je me suis réinscrite avec mon mari qui voulait faire un parcours plus petit avant son prochain trail dans 7 jours…

J’étais pas très concentrée le matin de la course. J’avais zappé ma bouteille d’eau, les épingles à nourrice pour accrocher le dossard, ma pièce d’identité, l’heure de démarrage de la course etc… bref…. Heureusement mon mari est plus posé et il avait assuré le back-up.

On arrive sur Belcodène, les coureurs pour le 17 kms sont en pleine préparation. Le départ est imminent pour eux. On partira 15 mn plus tard.
Je connais le démarrage je pars toujours tranquille sans jamais vouloir prendre le rythme des coureurs devant moi car je sais pertinemment que ça me mettra dans le rouge. Donc j’avance tranquillement. Au bout de 1 km je commence à voir de moins en moins de monde devant moi. Une jeune fille s’arrête pour marcher. Je me dis dans ma tête que même si elle est devant moi je vais l’encourager en la dépassant. Mais finalement elle reprend la course et je ne la dépasserais jamais 😉
Au bout de 2 kms je me retrouve sur du bitume et je trouve ça étrange pour un trail (lol) mais je continue. Je croise des gens de l’organisation donc je regarde droit devant. Au 3e kms, je demande ma direction à une personne qui est dans le croisement et elle me dit une phrase qui m’aura plombé le moral :

« Madame vous vous êtes complètement trompé de chemin, vous êtes sur le retour de la course des 2 parcours. Le croisement. »
– Soit vous repartez dans l’autre sens pour trouver le bon chemin (sans l’assurance de trouver le bon chemin)
– Soit vous attendez ici les coureurs des 2 parcours pour faire la fin de la course avec eux (ce qui veut dire que je n’aurais couru que 5 kms au total)
– Soit vous abandonnez.

Je suis vraiment désolée Madame
J’étais perdue, vraiment dégoutée... déçue d’avoir raté cette course.
Choquée devoir « abandonner » pour la 1ere fois que je cours sur ce type de course. Il fallait agir vite car le temps passait..
Je suis repartie dans l’autre sens.

Alors pourquoi je vous raconte tout cela ?
Parce que, en réalité, c’est une belle métaphore de la vie en général.
Ta vie est guidée par des choix. Des choix que tu fais tous les jours.
Tu es le maître de ta vie. C’est toi qui décide comment la rendre belle ou foireuse.
J’ai eu souvent tendance par le passé à me « laisser aller », à remettre beaucoup de choses au lendemain. Mes listes de « to do » s’empilaient quotidiennement.
Aller de l’avant et toujours voir le côté positif des choses fait de plus en plus partie de ma façon d’être. Et indirectement c’est en changeant de corps et pouvant faire autre chose avec ce corps que j’ai changé.

Parce que pour finir ma petite histoire sur ma course d’hier…
– ce qu’il s’est passé c’est que je suis tombée sur un monsieur en vélo qui m’a dit : « vous vous êtes perdu mais je vais vous remettre sur le chemin des derniers marcheurs pour reprendre la bonne route. »
La 1ere pensée que j’ai eu c’est : « mazette je vais me retrouver avec des marcheurs qui sont partis 1/4h après moi et qui vont arriver avant moi pour certains… la loose… »

Très rapidement après je me suis dit : « Laurence, kiffes le moment. Tu es dans un des plus beaux spots de la région. Regardes, respires, cours tant que tu peux…Et même si t’es dernière tu seras sur la ligne d’arrivée avec ceux qui auront tenté.

Et ça, ça changes tout... j’ai couru ces derniers kilomètres avec beaucoup d’émotions car je me suis dis… « tu vois avant je pense que j’aurais rebroussé chemin en me plaignant du balisage mal réalisé. Ou au pire, j’aurais attendu les 1ers coureurs pour « ne pas dire » que je m’étais plantée de chemin ».
Dans quel intérêt ?? l’important c’est vraiment ma fierté de faire les choses avec un maximum de sincérité et d’être droite dans mes baskets car je vis, j’ai une bonne santé et je veux rattraper le temps. Le temps ou je n’arrivais pas à réaliser tout ce que je fais actuellement. ❤

Alors quand j’ai recroisé les personnes au croisement des 2 derniers kilomètres qui ont compris que j’avais fait 2,3 kilomètres supplémentaires par rapport à la course initiale, je suis arrivée les bras en l’air avec un gros smile en criant que j’avais réalisé « mon parcours ». C’est celui que j’ai choisi…
Voila. J’ai ma vie entre mes mains tout simplement.

Free to run : Laurence Pourquoi tu cours ?

J’ai eu le plaisir dernièrement de partager mon témoignage sur ma passion grandissante de la course à pied sur le plateau de « C’est le Sud » animé par Anne Limbour.

Mon intervention commence à partir de la 22e minute…

Je peux vous assurer la course à pied me fait un bien fou quotidiennement et j’ai beaucoup de mal à imaginer un jour devoir moins courir (oui je sais c’est dingue…)

J’ai la chance en plus que de plus en plus de partenaires me font confiance et aiment mon histoire.
Pouvoir faire partie des ambassadrices de la Marseillaise des femmes.
est réellement un honneur pour moi.

 

Impensable il y a quelques années, accessibles maintenant… je vous assure moi ça me procure beaucoup d’émotions.

Pour tous les nouveaux passionnés de la course à pied, je vous conseille de visionner le documentaire : Free to run de Pierre Morath que mon chéri m’a offert hier pour notre anniversaire de mariage : Un hommage au running, une révolution dans les années 60 qui n’était pas ouverte aux femmes pendant très longtemps. Un long combat acharné pour avoir cette liberté de courir. Aujourd’hui ça reste difficile à croire…

Oui c’est difficile à croire que Les femmes n’avaient le droit de courir plus de 800 mètres, ou encore que le marathon leur fut autorisé qu’au début des années 80.

La course fut même déconseillée avertissant qu’elle « réduirait l’espérance de vie de 20 à 40 ans », et risquait de provoquer un « décrochage de l’utérus ».

Aujourd’hui on est loin de tous ces préjugés mais régulièrement j’entends :

  • pourquoi tu cours autant ?
  • tu crois pas que tu devrais réduire le rythme
  • t’es sure que c’est bon pour ta santé
  • j’ai peur que tu fasses un jour un arrêt cardiaque à force
  • tu devrais être bien plus mince vu le nombre de kilomètres que tu fais toutes les semaines
  • etc… etc

Heureusement L’euphorie et la motivation des coureurs sont communicatives et me permets de répondre tous les jours avec un peu plus d’arguments qui prouvent le contraire.

Alors oui j’aime les courses (j’en fais beaucoup) mais j’aime avant tout « COURIR » car je suis libre, je suis vivante et c’est en courant que je le sens le plus…

C’est ma façon de vous annoncer que oui… mon prochain challenge c’est de pouvoir courir un MARATHON. J’espère pouvoir en être capable en 2020/2021.

Depuis hier je pense à Kathrine Switzer, la 1ère femme à avoir couru le 42 km en 1967.
Je vous laisse regarder le reportage, vous comprendrez pourquoi cette femme est époustouflante.

La reprise en main va démarrer maintenant..

Quand tu commences à appréhender de monter sur la balance ça démarre mal.

En même temps, la meilleure balance ce sont tes vêtements et j’ai capté que j’avais grossi il y a 4/5 mois.

Pour rappel je me suis faite opérer d’une sleeve le 4 novembre 2014.

J’avais perdu presque 70 kilos (par rapport au poids le plus important avant l’opération)… et aujourd’hui j’ai repris du poids…

Oui je suis sportive, je fais 4 sorties course à pied par semaine entre 40 mn et 1h30 donc j’ai pris du muscle c’est certain mais pas que…

Alors dans ces cas là tu n’as pas 10 000 solutions, il faut se reprendre en main tant qu’il est temps.
Plusieurs solutions sont possibles mais la mienne ça va être mon carnet de bord avec vous sur les réseaux et un suivi médical renforcé…

Voici les prochaines étapes : IMG_20190222_165149_644

J’ai peur d’une chose c’est que mon addiction au sucre et mon problème concernant le grignotage revienne au galop.
Donc il va falloir analyser tout cela.

J’ai besoin aussi de vérifier si mon estomac n’a pas été délité depuis ces 4 années… pourtant je ne peux ingérer des quantités énormes quand même mais je remarque que des choses ont changé.
C’est certain je ne laisserais pas faire les choses tranquillement.

J’ai peur je vous l’avoue…

Mon Marseille-Cassis 2018

J’avais pas prévu de vous faire un récap. de mon Marseille-Cassis mais j’ai eu envie de faire ma blogueuse 😉
C’est ma 2e participation à cette course fabuleuse qui est reconnue mondialement. Dans la foule on rencontre des parisiens, des lyonnais, des italiens des espagnols des corses… ça vient de partout. Et on se rend compte qu’on a aussi des super pro qui font cette course chaque année.
Depuis la 1ère édition, je ne pensais qu’à 1 chose : me ré-inscrire.
Pourtant, plus les jours passaient et moins mon entraînement était intensif comme l’année dernière. (oui l’année dernière je faisais 5 sorties par semaine de 1h minimum) : c’était presque devenu « trop » certains me disaient.

En même temps c’était le rythme qui me convenait et que je pouvais me permettre. Professionnellement j’étais libre de l’organisation de ma journée donc avant de démarrer mon taf je commençais par courir.
Mon programme était déjà ficelé. J’étais en tenue de sport tous les jours. J’emmenais les enfants à l’école et hop je fonçais juste après.
Bref, j’étais toujours pas devenue une marathonienne mais j’avais de l’endurance et je pense que je l’ai toujours par la force des choses.
Cette année c’était différent. J’ai toujours autant de plaisir à courir mais plus de contraintes et parfois moins de motivations pour me mettre en tenue.

Aucune fatalité, aucune recherches d’excuses à 2 francs, j’suis toujours une fraichement passionnée de sport et de running en particulier.
Et malgré tout, plus les semaines passaient et plus l’échéance me faisait peur car je me demandait comment j’allais la monter cette Gineste.

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La veille de la course avec mon mari, on était bien plus détendu que l’année dernière (du coup moins dans la course). Les enfants étaient chez mamie, on a fini dans un bar à Tapas, la musique à fond les oreilles et on a mangé (sans trop se régaler pour dire la vérité).
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Lendemain matin, on a bénéficié du changement d’heure et nous voila parti vers le vélodrome.  Pas de pluie, le sol est mouillé, mais c’est pas très grave par rapport à ce que l’on s’attendait.

Un monde… oh mazette.  On est agglutiné et on attend. Les minutes passent. Le départ à 9h pour le SAS – de 2H semble compromis. On papote, on raconte notre 1er Marseille Cassis à plusieurs personnes.

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On fait coucou, aux copains de courses, aux voisins qui sont toujours dans toutes les courses marseillaises et les minutes passent tranquillement…On a même chaud. J’enlève mon pull. Je l’abandonne même car je m’étais promis de ne pas faire comme pour la 1ère année ou j’avais eu chaud à cause de ma veste.

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Et d’un coup bam faut trottiner sur les marches du vélodrome et nous voila sur la ligne de départ. Ma montre bug ça tombe mal. Je mets en route strava (qui s’arrête également… vive la technologie) mais j’ai ma musique dans les oreilles.
Un dernier bisou à mon chéri et me voila sur le boulevard michelet.

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Tous les supporters habituels sont là et ça fait chaud au coeur.
J’entends des « Allez Laurence » toutes les 3 minutes (oui oui c’est écrit sur mon dossard c’est plus facile…).

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J’ai même une personne qui m’a pris en photo du pont juste avant luminy, ça m’a fait halluciner en réceptionnant la photo…

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J’y vais tout doucement et je sais dès les premiers 500 mètres que ça va être compliqué. Mais j’ai une force intérieure qui me dit que ça va aller. Une force qui me dit que c’est une chance incroyable d’être là parmi des dingues de running. Je fais partie des dingo qui se sont dit qu’ils allaient être finishers.

1er ravitaillement 5 kms : je prends pas d’eau (j’ai mon sac à dos avec mon litre d’eau c’est super ultra pratique) : je prends des figues séchées, des dattes et du pain d’épices…et on continue tout doucement.
La montée commence à être plus rude mais j’avance, je cours. Je m’arrête pas. Certaines commence à marcher parce qu’elles ne s’attendaient pas je pense à cette montée. J’ai la chance de pouvoir avoir comme terrain d’entrainement ce parcours donc je n’ai pas d’excuse.

Le brouillard est là, et ça donne un certain charme au parcours que j’ai l’impression de redécouvrir. Le fameux panneau « col de la Gineste » est presque là. Et les 10 premiers kilomètres sont terminés.  Je crois que 1H30 sont déjà passées et je me dis que mon mari doit presque être arrivé sur Cassis.

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Ce qui me choque sans doute le plus c’est quand je vois un monsieur avec la médaille autour du cou sur le chemin du retour… là je me dis : ouhla

Ça commence à descendre mais je m’emballe surtout pas car je vois les 1er claquages devant moi et les pompiers qui interviennent plusieurs fois.  Je me dis qu’il faut que je garde le cap et surtout que mes jambes tiennent.

Au 14e kilomètres je vais de plus en plus doucement. Ma montre me lâche, je n’ai plus l’heure ça me perturbe. (je n’ai plus non plus la notion des kilomètres mais pour ça on a les panneaux) et j’ai une copine qui me pousse gentiment dans le dos pour m’encourager car elle sent que je flanche.

Le 15e kilomètres est celui du shooting photo, on fait tous des pauses de « Runners » qui se la pètent et on reprend du poil de la bête.

 

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Je commence à voir Cassis dans ce paysage lunaire et paradisiaque pour moi que je connais si bien. Et je serre les dents.
Je dois l’avouer au 17e kilomètres j’ai eu l’envie d’arrêter. Je me suis dis : bon maintenant stop, j’ai mal, mon genoux va peut être me lâcher, j’en peux plus. J’étais presque en colère contre moi… une étrange sensation.
Au 18è kilomètre j’ai été porté par les supporters qui ont sans doute senti que j’allais abandonner et ça m’a fait un bien fou. Ces 2 derniers kilomètres ont été un pur calvaire. Je le savais que ça remontait. On avait été piégé l’année dernière et on appréhendait ce final. Tout le monde le déteste. Lisez tous les CR, tout le monde parle du cauchemar de ces 2 derniers kilomètres…

J’ai fait de la marche rapide sur 1 kilomètre, c’était nécessaire, je pouvais plus faire autrement. Et au dernier kilomètre, en pleurant je me suis remise à courir. Doucement… toujours doucement.

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Quand j’ai vu le tapis rouge, ça été une DELIVRANCE…il fallait que ça se termine.

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La médaille autour du cou, j’ai senti qu’aujourd’hui je m’étais purement dépassée.

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J’ai mis 3H22 à terminer cette course. (l’année dernière j’avais mis 2H49) mais je peux vous dire que je suis vraiment fière car je me suis dépassée.  J’ai puisé dans une force intérieure que je ne soupçonnais même pas.

La 1ère question que tout le monde te pose quand t’as terminé c’est : alors quel temps tu as mis ? et moi j’ai répondu à toutes les personnes une seule chose : Je l’ai terminé et ils m’ont dit à l’unanimité. T’as raison c’est bien cela le  principal.

Alors oui ne nous voilons pas la face, je ne suis pas « fière » de mon timing. Mais je suis fière de ne pas avoir botté en touche à cause de « la pluie, le temps orageux, mon peu d’entrainement, ma capacité physique, mon emploi du temps etc etc… toutes les excuses possibles).
J’adore cette course pour toutes les sensations qu’elle peut procurer : excitation, peur, colère, folie, joie et fierté…
J’ai rejoins mon mari quelques minutes après mon arrivée… il était congelé, les lèvres violettes. Il m’attendait tranquillement. Il a mis 1H50 je suis tellement fière de lui. C’est mon moteur dans la vie et encore plus dans ce type d’événement et on a beaucoup de chance de partager cela ensemble j’en suis consciente.


1H30 à attendre notre bus pour nous ramener notre jolie city… ça reste un point d’amélioration mais bon on rigole bien aussi dans la file d’attente. On rencontre des superman (28 participations pour le monsieur de 65 ans devant nous…des triathlons etc etc, on adore l’écouter pendant l’attente)

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Je laisse mon corps se reposer (car j’étais épuisée vraiment en fin d’après midi) et je me languis déjà de retenter cette Gineste.

Je serais là pour la 41è édition. A l’année prochaine.

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Back To Work : mes résolution 2018

Ca y’est presque tout le monde est rentré de vacances… et souvent c’est la période ou on se dit qu’on va prendre de « bonnes résolutions ».

Un peu comme en janvier pour démarrer la nouvelle année.

Une chose est sure : « il faut pas « trop » vouloir changer pour réussir à changer réellement quelques choses. Step by step…

Soyez ambitieux mais pas « fou »
Je vous partage mes résolutions de Septembre 2018.  N’hésitez surtout pas à m’envoyer vos résolutions, ça me donnera des idées pour la prochaine fois 😉

Tout se passe dans votre cerveau

Je vous ai un peu spoilé la vidéo mais c’est un sujet tellement important qu’on pourrait en parler de plein de façons différentes.
N’hésitez pas à donner vos impressions et votre avis sur ma vision des choses et partagez également votre expérience.

Je ne veux pas me faire opérer !

Le titre est évocateur et doit résonner chez certains : C’est la phrase que j’entends souvent par des personnes qui me sollicitent.

Au départ je ne comprenais pas pourquoi on venait vers moi pour me dire :

  • « j’ai beaucoup de kilos à perdre, j’ai tout essayé, donnes moi des conseils mais saches que l’opération ne m’intéresse pas, je n’en suis pas encore à ce niveau là, je pense que d’autres solutions existent »

C’est pas facile de répondre à cela car l’opération pour moi a été le déclencheur de tout le reste.  Mais au fur et à mesure des mois, j’ai réussi à rassurer certaines personnes ou à déclencher des envies. Je vous avoue que ça fait super plaisir de se sentir utile dans ces circonstances.

ça sera le sujet de ma prochaine vidéo.

Soyez indulgent pour le timing, je sais que je suis moins présentes ces temps ci mais j’ai envie de nouveau d’être avec vous car toutes les retombées et vos marques d’affections ont été mes meilleurs alliés depuis presque 4 ans maintenant.

Le sujet vous intéresse ?problemsolution

 

Nouveau centre de l’obésité à Marseille

Marseille c’est la 2e ville de France donc c’est important qu’on soit organisé pour accueillir les personnes qui sont dans cette démarche et je suis ravie que l’hôpital de Saint Joseph ait un centre de ce type :

Maggie de Block : étonnante

En 5 mn je viens de recevoir des tas de messages privés pour me dire de faire attention à ce que j’écrivais sur cette dame car en Belgique, les personnes malades trouvent sa politique extrêmement dure et injuste…
Je vais donc me renseigner plus précisément sur ce qu’elle raconte.
L’idée de mon article était surtout : peut on être obèse et crédible au poste de « ministre de la santé »
La Belgique est un pays ultra ouvert et moderne que j’adore qui peut se permettre d’avoir une ministre de la santé en obésité morbide : Maggie de Block, une femme de poigne.
– Parce qu’on ne choisit pas d’être obèse
– Parce qu’on n’est pas obèse uniquement parce qu’on mange trop
– Parce que même si on se prend en charge la maladie veut revenir au galop.
Tant qu’on a pas compris cela, on aura encore du travail pour l’accompagnement des 15% des personnes obèses en France.
Cette dame est constamment décriée car une partie de la population ne comprends pas comment une nana avec des soucis de santé de ce type peut s’occuper de la santé. maggie - 60
Alors que au contraire je trouve par exemple qu’une personne qui est en situation d’handicap a complètement sa place à son ministère.
Vous allez me répondre que lui n’a pas le choix par rapport à sa situation, et qu’on ne peut pas faire de miracle pour lui.
Mais pourquoi cela ne serait pas le cas également pour les personnes en obésité.
La chirurgie bariatrique ne répond pas à toutes les problématiques.
Il y a 40% d’échec de l’opération, rappelez vous !!
On nous coupe l’estomac mais notre cerveau et nos gènes sont les mêmes.
Alors, arrêtez de critiquer sans connaitre le combat des gens.
Cette grande dame qui a fait médecine, a tenté tout ce qui était possible en matière de régime, jusqu’à tomber dans l’anorexie.
Elle fait avancer les choses d’une manière révolutionnaire je trouve par rapport à ce qui existe en France notamment avec une mesure que j’aimerais tellement qui arrive en France : le remboursement des visites chez le psychologues
Quand on s’est fait opérer, on va aux visites obligatoires qui sont prises en charge la plupart du temps mais quand il s’agit de donner 50 euro pour une séance, la plupart déserte les séances et je ne veux pas jeter la pierre car je le comprends complètement.
D’ailleurs j’en profite pour vous dire que c’est le thème du prochain Live de Good santé, mardi 15 mai : ne loupez pas le rendez vous
Pour revenir à Maggie, qui de mieux qu’une personne qui est passée par plein d’étapes dans sa vie, dans son combat pour accompagner les personnes souffrant de pathologies diverses : une personne qui s’en est sortie ?
Peut être…
Mais en attendant, elle est brillante et fait avancer les choses pour les autres et c’est un véritable « don » de soi. Et ça, on ne peut que le respecter.
Une auteure s’est intéressée à son parcours et à écrit un livre que je n’arrive pas à me procurer en france : Une vie hors format
Si quelqu’un veut me le vendre, je suis preneuse car ce parcours me fascine littéralement et j’aimerais encore en savoir plus.
Alors à tous les rageux, renseignez vous avant de critiquer une personne qui peut être va vous aider un jour.

J’ai regrossi !

c’est pas un titre putaclic… c’est la vérité.
Difficile de vous faire une vidéo pour l’instant sur le site car j’ai toujours véhiculé dans la mesure du possible un message positif et d’espoir sur les obèses opérées.
Mais la réalité est là. J’ai regrossi.
Pendant quelques semaines je n’osais même pas me repeser car j’étais bien consciente que les volumes que je mangeais s’agrandissaient de jour en plus et surtout mes envies de sucres revenaient de plus belle.
Alors… j’ai pris mon courage à deux mains et je suis remontée sur la balance en la regardant du coin de l’œil et le verdict est tombé j’avais pris 7 kgs par rapport à mon poids le plus bas que j’ai pu faire (après ma crise de calcul) et 5 kgs sur le poids que je maintiens depuis presque 2 ans.

Donc dans ces cas là, y’a plusieurs solutions :

– soit tu te voiles la face et tu te dis que les kilos vont partir un jour ou l’autre
– soit tu te regardes dans la glace, tu regardes quelques avant-après et tu te dis que plus jamais tu ne redeviendras obèses car tu aimes la vie et que ça serait trop dommage.

Si vous commencez à me connaitre un peu, vous imaginez quelle solution j’ai choisi.
ça fait 7 jours aujourd’hui que je reprends sérieusement les choses en main pour que les 5 kilos repris s’envolent avant cet été.

Ce matin 1 kilo était déjà parti et je suis satisfaite. Je ne veux pas perdre ces 4 kilos restant en 1 mois. La précipitation ce n’est pas la solution.

Je veux arrêter d’avoir des compulsions, des envies folles pour aucune raison.
Donc je vais essayer d’analyser à quel moment et pour quelle raison j’ai autant envie de grignoter. (et surtout pourquoi j’ai toujours envie de grignoter des choses qu’il ne faut pas approcher…)

Je sais que je suis loin d’être la seule dans ce cas. Mais j’ai été opéré il y a plus de 3 ans et vous êtes nombreuses à m’envoyer des messages pour me dire que vous admirez mon parcours. Je suis là également pour vous rappeler que mon combat n’est pas terminé. Que je suis justement en plein dedans. Et que si vous êtes dans ma situation actuelle de reprise de poids, ne culpabilisez pas. Cherchez plutôt l’origine.
Rien n’est fatal. Il faut juste ouvrir les yeux et réagir.
Voila… c’était juste un p’tit article pour vous donner un peu de mes news.
Une vidéo arrivera très prochainement pour vous donner mon évolution sur ce point qui est sans doute le plus important de tous…

Je vous souhaite à tous de très bonne fête de Pâques

et pas d’abus… c’est ça le plus compliqué ;)))