Mon Marseille-Cassis 2018

J’avais pas prévu de vous faire un récap. de mon Marseille-Cassis mais j’ai eu envie de faire ma blogueuse 😉
C’est ma 2e participation à cette course fabuleuse qui est reconnue mondialement. Dans la foule on rencontre des parisiens, des lyonnais, des italiens des espagnols des corses… ça vient de partout. Et on se rend compte qu’on a aussi des super pro qui font cette course chaque année.
Depuis la 1ère édition, je ne pensais qu’à 1 chose : me ré-inscrire.
Pourtant, plus les jours passaient et moins mon entraînement était intensif comme l’année dernière. (oui l’année dernière je faisais 5 sorties par semaine de 1h minimum) : c’était presque devenu « trop » certains me disaient.

En même temps c’était le rythme qui me convenait et que je pouvais me permettre. Professionnellement j’étais libre de l’organisation de ma journée donc avant de démarrer mon taf je commençais par courir.
Mon programme était déjà ficelé. J’étais en tenue de sport tous les jours. J’emmenais les enfants à l’école et hop je fonçais juste après.
Bref, j’étais toujours pas devenue une marathonienne mais j’avais de l’endurance et je pense que je l’ai toujours par la force des choses.
Cette année c’était différent. J’ai toujours autant de plaisir à courir mais plus de contraintes et parfois moins de motivations pour me mettre en tenue.

Aucune fatalité, aucune recherches d’excuses à 2 francs, j’suis toujours une fraichement passionnée de sport et de running en particulier.
Et malgré tout, plus les semaines passaient et plus l’échéance me faisait peur car je me demandait comment j’allais la monter cette Gineste.

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La veille de la course avec mon mari, on était bien plus détendu que l’année dernière (du coup moins dans la course). Les enfants étaient chez mamie, on a fini dans un bar à Tapas, la musique à fond les oreilles et on a mangé (sans trop se régaler pour dire la vérité).
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Lendemain matin, on a bénéficié du changement d’heure et nous voila parti vers le vélodrome.  Pas de pluie, le sol est mouillé, mais c’est pas très grave par rapport à ce que l’on s’attendait.

Un monde… oh mazette.  On est agglutiné et on attend. Les minutes passent. Le départ à 9h pour le SAS – de 2H semble compromis. On papote, on raconte notre 1er Marseille Cassis à plusieurs personnes.

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On fait coucou, aux copains de courses, aux voisins qui sont toujours dans toutes les courses marseillaises et les minutes passent tranquillement…On a même chaud. J’enlève mon pull. Je l’abandonne même car je m’étais promis de ne pas faire comme pour la 1ère année ou j’avais eu chaud à cause de ma veste.

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Et d’un coup bam faut trottiner sur les marches du vélodrome et nous voila sur la ligne de départ. Ma montre bug ça tombe mal. Je mets en route strava (qui s’arrête également… vive la technologie) mais j’ai ma musique dans les oreilles.
Un dernier bisou à mon chéri et me voila sur le boulevard michelet.

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Tous les supporters habituels sont là et ça fait chaud au coeur.
J’entends des « Allez Laurence » toutes les 3 minutes (oui oui c’est écrit sur mon dossard c’est plus facile…).

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J’ai même une personne qui m’a pris en photo du pont juste avant luminy, ça m’a fait halluciner en réceptionnant la photo…

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J’y vais tout doucement et je sais dès les premiers 500 mètres que ça va être compliqué. Mais j’ai une force intérieure qui me dit que ça va aller. Une force qui me dit que c’est une chance incroyable d’être là parmi des dingues de running. Je fais partie des dingo qui se sont dit qu’ils allaient être finishers.

1er ravitaillement 5 kms : je prends pas d’eau (j’ai mon sac à dos avec mon litre d’eau c’est super ultra pratique) : je prends des figues séchées, des dattes et du pain d’épices…et on continue tout doucement.
La montée commence à être plus rude mais j’avance, je cours. Je m’arrête pas. Certaines commence à marcher parce qu’elles ne s’attendaient pas je pense à cette montée. J’ai la chance de pouvoir avoir comme terrain d’entrainement ce parcours donc je n’ai pas d’excuse.

Le brouillard est là, et ça donne un certain charme au parcours que j’ai l’impression de redécouvrir. Le fameux panneau « col de la Gineste » est presque là. Et les 10 premiers kilomètres sont terminés.  Je crois que 1H30 sont déjà passées et je me dis que mon mari doit presque être arrivé sur Cassis.

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Ce qui me choque sans doute le plus c’est quand je vois un monsieur avec la médaille autour du cou sur le chemin du retour… là je me dis : ouhla

Ça commence à descendre mais je m’emballe surtout pas car je vois les 1er claquages devant moi et les pompiers qui interviennent plusieurs fois.  Je me dis qu’il faut que je garde le cap et surtout que mes jambes tiennent.

Au 14e kilomètres je vais de plus en plus doucement. Ma montre me lâche, je n’ai plus l’heure ça me perturbe. (je n’ai plus non plus la notion des kilomètres mais pour ça on a les panneaux) et j’ai une copine qui me pousse gentiment dans le dos pour m’encourager car elle sent que je flanche.

Le 15e kilomètres est celui du shooting photo, on fait tous des pauses de « Runners » qui se la pètent et on reprend du poil de la bête.

 

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Je commence à voir Cassis dans ce paysage lunaire et paradisiaque pour moi que je connais si bien. Et je serre les dents.
Je dois l’avouer au 17e kilomètres j’ai eu l’envie d’arrêter. Je me suis dis : bon maintenant stop, j’ai mal, mon genoux va peut être me lâcher, j’en peux plus. J’étais presque en colère contre moi… une étrange sensation.
Au 18è kilomètre j’ai été porté par les supporters qui ont sans doute senti que j’allais abandonner et ça m’a fait un bien fou. Ces 2 derniers kilomètres ont été un pur calvaire. Je le savais que ça remontait. On avait été piégé l’année dernière et on appréhendait ce final. Tout le monde le déteste. Lisez tous les CR, tout le monde parle du cauchemar de ces 2 derniers kilomètres…

J’ai fait de la marche rapide sur 1 kilomètre, c’était nécessaire, je pouvais plus faire autrement. Et au dernier kilomètre, en pleurant je me suis remise à courir. Doucement… toujours doucement.

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Quand j’ai vu le tapis rouge, ça été une DELIVRANCE…il fallait que ça se termine.

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La médaille autour du cou, j’ai senti qu’aujourd’hui je m’étais purement dépassée.

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J’ai mis 3H22 à terminer cette course. (l’année dernière j’avais mis 2H49) mais je peux vous dire que je suis vraiment fière car je me suis dépassée.  J’ai puisé dans une force intérieure que je ne soupçonnais même pas.

La 1ère question que tout le monde te pose quand t’as terminé c’est : alors quel temps tu as mis ? et moi j’ai répondu à toutes les personnes une seule chose : Je l’ai terminé et ils m’ont dit à l’unanimité. T’as raison c’est bien cela le  principal.

Alors oui ne nous voilons pas la face, je ne suis pas « fière » de mon timing. Mais je suis fière de ne pas avoir botté en touche à cause de « la pluie, le temps orageux, mon peu d’entrainement, ma capacité physique, mon emploi du temps etc etc… toutes les excuses possibles).
J’adore cette course pour toutes les sensations qu’elle peut procurer : excitation, peur, colère, folie, joie et fierté…
J’ai rejoins mon mari quelques minutes après mon arrivée… il était congelé, les lèvres violettes. Il m’attendait tranquillement. Il a mis 1H50 je suis tellement fière de lui. C’est mon moteur dans la vie et encore plus dans ce type d’événement et on a beaucoup de chance de partager cela ensemble j’en suis consciente.


1H30 à attendre notre bus pour nous ramener notre jolie city… ça reste un point d’amélioration mais bon on rigole bien aussi dans la file d’attente. On rencontre des superman (28 participations pour le monsieur de 65 ans devant nous…des triathlons etc etc, on adore l’écouter pendant l’attente)

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Je laisse mon corps se reposer (car j’étais épuisée vraiment en fin d’après midi) et je me languis déjà de retenter cette Gineste.

Je serais là pour la 41è édition. A l’année prochaine.

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2 commentaires

  1. Bravo Laurence pour cet exploit ! Je fais de la course à pied depuis le mois de Mai et je ne sais pas si j’aurais eu le courage que vous avez eu moi qui suit pour l’instant sur des distances max de 10km ! Vous me donnez du courage et me donnez espoir que moi aussi je peux y arriver ! Courage pour la suite 🙂 !

    Aimé par 1 personne

    1. c’est loin très loin d’être un exploit mais c’est surtout un témoignage pour prouver que la volonté y fait pour beaucoup dans les choses de la vie… qu’importe le résultat finalement ;)) merci pour le message ça me fait toujours plaisir.

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