Pour perdre du poids, manges moins :(

Healthy food concept.


A écouter attentivement… Merci @Florian Saffer Dtp
Je ne connaissais pas sa vision des choses sur ce point mais il rejoint exactement ce que je communique depuis 7 ans sur les réseaux.

L’obésité ne pourrait pas être une problématique « thermodynamique »
On ne peut pas : que créer un déficit calorique pour perdre du poids.
Ce ne peut pas être la base de la gestion de la perte de poids. C’est réducteur. ça m’a toujours rendu folle d’entendre que ça.
Tu manges trop, manges moins et tu maigriras… on est bien avancé…

Oui mais moi je suis une obèse depuis l’adolescence, j’ai perdu, repris, reperdu du poids pendant plus de 30 ans.
Et quand je me suis retrouvée dans le cabinet de mon chirurgien il me l’a redit :
95% des régimes ne fonctionnent pas. On fait quoi ?


Florian (car il veut pas que je l’appelle M. Saffer) rappelle que notre système est auto régulé. Tu manges, tu dors en fonction de tes besoins naturels.
(…) jusqu’à ce qu’il y ait une « perturbation« .

ça peut être quoi ces perturbations : elles sont le plus souvent émotionnelles.

« – 50% des personnes candidates à la chirurgie bariatrique ont eu des abus sexuels.« 

Les perturbations ça peut être aussi, une perte de sommeil, un manque de mouvement, une éducation familiale perturbée, le divorce de tes parents, une séparation etc…

Et tout cela va entrainer la rupture homéostasique énergétique.
Ton corps va complétement perdre pied. Il est totalement déréglé. Il perd sa capacité de stocker. On mange sans faim, On sait d’ailleurs souvent pas pourquoi on mange, on mange pour manger…pour combler.

Alors on fait quoi finalement quand on sait ça ?? parce que c’est quand même vrai en partie que pour perdre du poids, il faut créer un déficit calorique.
Etre drastique, ça ne peut qu’accentuer le souci car tu vas renvoyer encore une bombe dans ton corps qui va lui faire peur.


Quand je vois toutes les nanas qui sont en paniques parce qu’elles ont repris 5 kilos 1 an après avoir été opérée et qu’elles se mettent à manger de la soupe le soir, et du poisson/haricot vert le midi je suis peinée, j’ai peur pour elle car je sais que le retour de bâton va être compliqué.

J’aimerais leur prendre la main pour les accompagner en leur disant : keep cool.
Et surtout maintenant accroches toi.
J’adore l’idée de Florian de « remettre la vie dans la vie », « prendre soin de soi par l’acte de la nourriture ».

Pour réguler mon système, c’est le sport et la communication vers vous qui m’ont aidé. J’ai changé mon rapport à l’alimentation.
J’ai changé ma vision de mes besoins.
J’ai lu, énormément lu.
J’ai pris soin de moi en me disant que j’étais importante et que ma santé était précieuse.

Je ne suis pas drastique dans mon alimentation.
Je mange gras, sucré, je mange équilibré oui mais je mange surtout avec plaisir.

J’espère devenir une diététicienne qui amènera ses patients à comprendre comment il fonctionne et qui les délivrera à une nouvelle vie… c’est ambitieux mais c’est vraiment ma volonté.

Perdre du poids sans faire un régime restrictif !

On revient de vacances et la réalité est là : vous êtes beaucoup à avoir pris du poids.

Prendre du poids avec l’âge est plus compliqué à reperdre : C’est une constatation personnelle mais c’est également une réalité scientifique.
Personne ne peut le nier.
Perdre les 3/4 kilos qu’on a pris pendant l’été est bien plus dur à perdre quand on a 45 ans comme moi que quand on a 20 ans.

Je vais revenir sur des notions importantes si vous avez décider de vous reprendre en main : notre métabolisme ralentit avec l’âge. C’est vraiment à prendre en compte par rapport à votre situation.

Tout d’abord c’est quoi le métabolisme ?
Wikipédia va te donner cette info : Ensemble des processus de transformation biochimique qui se produisent dans les tissus des organismes vivants.
C’est le processus de transformation par lequel nous brûlons nos calories.
On parle aussi de métabolisme de base : c’est la dépense énergétique minimale d’un sujet au repos

Pour calculer ton métabolisme basal il existe une formule : Black and co (c’est celle qu’on nous apprend au BTS diététique)

HOMMES MB = 1,083 x P0,48 x T0,5 x A-0,13
FEMMES MB = 0,963 x P0,48 x T0,5 x A-0,13

Je prends l’exemple d’une femme de 40 ans qui fait 1m70 et 70 kgs et qui a une pratique de sport habituelle (3 x 45 mn d’activité physique par semaine)
On obtient : 0,963 x 70 0,48 x 1.70 0,5 x 40 -0,13 = 5.97

Puis on calcule le NAP : niveau d’activité physique.
Le NAP moyen chez la femme dépend de l’activité physique que vous pratiquez.
Sédentaire : 1.4
Habituelle : 1.6
Importante : 1.8
Très importante : 1.9

Et pour finir on calcule l’AET (apport energetique total)
MB x NAP = AET
Si on part du principe qu’on a une activité habituelle (3 x 45 mn)
5.97 X 1.6 = 9,552 MJ soit 9552 KJ soit 2285 calories

L’apport conseillé en protide est de 10 à 20 % de l’AET soit :
Protide : 10 à 20 % AET soit 56 à 112 g
Lipide : 35 à 40 % AET soit 87 à 100 g
Glucide: 40 à 55 % AET soit 224 à 309 g et les glucides simples ajoutés moins de 10 % AET (56 g).

A titre indicatif on peut également se donner une répartition en fonction des différents repas. Il s’agit uniquement de recommandations. Ce n’est pas à suivre à la lettre car certains par exemple ne déjeune pas le matin. Donc c’est à adapter à votre vie : (par exemple moi je prends 2 collations donc c’est ce que je déduis de mon déjeuner et de mon dîner)

Petit déjeuner : 25 % de l’AET +/- 5 % soit 571 calories

Déjeuner: 40% de l’AET +/- 5% soit 914 calories

Dîner: 35% de l’AET +/- 5 % soit 799 calories

Pour perdre du poids, vous devez être en déficit calorique sans jamais être en dessous de votre métabolisme de base :

c’est la phrase la plus importante à retenir.

Dans le cadre de mon exemple , le métabolisme de base est de 5.97 soit 5970 KJ soit 1428 calories.
Le métabolisme de base c’est la quantité d’énergie dont le corps a besoin pour maintenir ses fonctions vitales au repos.
Pour perdre du poids il faut être autour de 1900 calories journalièrement.
Si on est en dessous on perdra évidemment plus vite mais ce n’est pas toujours l’idéal.
Au contraire c’est comme ça qu’on peut à moyen/ long terme affaiblir son métabolisme de base.
Si on manque d’approvisionnement en énergie, le corps s’adapte et fait descendre votre métabolisme afin de faire des réserve en cas de besoin par la suite.
Il faut donc éviter au maximum d’être en déficit calorique trop important pour ne pas massacrer votre métabolisme de base.

Dès qu’on remange à sa faim, on reprend le poids perdu avec très souvent un bonus.



Quand on pratique une activité physique régulière, on brûle plus de calories, même au repos. C’est encore un argument pour maintenir une activité sportive toute sa vie : il est préférable de privilégier un sport de longue durée moyennement intense pour accélérer son métabolisme :
– course à pied (je suis fan vous avez compris je pense),
– natation (j’ai un objectif pour 2023, je vous en parlerais prochainement),
– vélo (un jour j’en ferais vraiment)
– ski de fond (j’ai jamais pratiqué mais je pense que j’adorerais)
– et pas mal de sport de balles.

En dehors de cela, augmentez votre métabolisme en bougeant dès que vous le pouvez : marchez au lieu de prendre la voiture, prenez les escaliers quand c’est possible, activez vous tous les jours.

Cela ne va pas remplacer votre séance de sport mais cela contribuera à booster votre métabolisme.

On a tendance aussi à oublier mais boire minimum 2 litres d’eau stimule votre métabolisme.
Les céréales, légumineuses, légumes, volaille poisson qui contiennent des fibres stimulent aussi votre métabolisme.

A contrario, les plats ultra transformés, les plats préparés, la junk food, ralentissent votre métabolisme et peuvent bloquer votre perte de poids.
Il n’y a aucune interdiction mais il faut quand même limiter ce type d’aliment si on veut stimuler son métabolisme.

Pour finir, ne négligez pas non plus votre sommeil. Bien dormir contribue à votre bien être et diminuer votre pression mentale. Le sommeil est indispensable afin de pouvoir se regénérer.

Ne négligez pas toutes ces généralités qui sont les composantes pour vous garantir une vie saine et équilibrée.

Il y a la théorie avec toutes les informations plus mathématiques que j’ai évoqué précédemment qui vont vous permettre de trouver un cadre mais la réalité doit être en harmonie avec votre mode de vie.

Mon Marseille-Cassis 2020

Cette année, toutes les courses où on était inscrit ont été annulées les unes après les autres.
A chaque fois, on avait un petit espoir d’organisation, mais finalement de nous même on était pas partant quand même pour les raisons sanitaires évidentes.

Drôle de sentiment quand même car cela reste des courses et je ne suis pas une professionnelle.
J’étais déçue quand même de pas accrocher de nouveau un dossard sur mon mur. Surtout celui du Marseille-Cassis que j’ai tellement convoité.

A la date du Marseille-Cassis je voulais faire cette course toute seule mais on était encore dans des règles de sortie avec attestation donc j’ai laissé tomber l’idée.

Quand on a été déconfiné j’y ai pensé à plusieurs reprises mais techniquement je ne me sentais pas prête je sais pas pourquoi.
Depuis que je connais la date de mon opération, j’arrêtais pas de me dire que je rêverais de pouvoir refaire cette course avant car je ne savais pas à quel moment je pourrais la refaire après. Et comme sur de nombreux sujets, je tourne en boucle mais je ne prends pas de décision et ça reste en suspend.

Et hier, le 26/12/2020, on était à table en famille avec mon mari, ma maman et mes enfants.
Mon mari me dit en mangeant : demain tu vas courir et je viens te chercher à Cassis ? Je m’y attendais pas, j’avais pas prévu, j’avais rien préparé en terme d’entrainement et puis j’ai répondu dans la foulée : ohhhhhh punaise oui quelle bonne idée :))

Me voila partie vers 7h du mat, encore dans la nuit pas tout à fait noire.
Un froid glacial, mais glacial…
Je suis partie avec ma playlist, mon sac que j’avais préparé la veille et sans trop réfléchir.


Les premiers kilomètres étaient plutôt habituels car c’est la route que je prends souvent pour courir… Le froid était par contre saisissant et j’ai cru vraiment que j’allais abandonner car je sentais que je commençais à avoir des raidissements dans les jambes.

Finalement j’ai mis la musique qui me plaisait et j’ai continué et les kilomètres se sont enchainées presque bizarrement.
Quand je suis arrivée en haut de la Gineste et du fameux panneau que tout le monde prend en photo, je vous assure je me suis demandée si j’avais pas pris un autre chemin (alors que c’est impossible c’est toujours tout droit).

J’ai compris après coup qu’en partant de chez moi, j’avais 1 km de moins donc en arrivant en haut de la gineste j’étais à moins de 9 kms au lieu des 10 kms habituels.

Je l’ai vécu comme une 4e course officielle.

1/ Mon 1er marseille Cassis c’était en Novembre 2017
* 2h49 un temps de folie pour moi après 6 entrainements par semaine acharnés pour y arriver


2/ 2e Marseille Cassis 28 octobre 2018 : Dans la souffrance car je suis partie avec une entorse au pied mais il n’était pas question que j’abandonne quoi qu’il arrive :
** 3h22


3/ Mon 3e Marseille Cassis : 27 octobre 2019
Toujours la même euphorie d’être sur la ligne de départ. J’améliore mon temps de l’année précédente mais bon sans entorse c’est plus accessible quand même. J’arrive à ***3h03 sur la ligne d’arrivée.

4/ 4e édition, : 27 décembre 2020 : c’est la mienne, toute seule avec moi-même. Pas d’applaudissement, pas d’encouragement à tous les kilomètres. Une édition spéciale comme cette année 2020
****2h47 : j’ai battu mon record de la 1ère édition.

Mon seul élément de comparaison depuis toutes ces années c’est moi et uniquement moi. C’est comme ça que je m’auto-motive et que je me donne des challenges.
Vous êtes tous bien meilleur que moi. C’est top d’ailleurs.
Mais je regarde d’où je viens et je me dis : Bravo
Je vais m’améliorer je le sais car je sais aussi que je ne suis pas au bout de mes limites. J’ai peur de les user mes limites car ce que je veux surtout c’est CONTINUER !

Pour finir ce récit, mon mari est arrivé avec quelques minutes de retard donc je me suis dis que j’allais mettre à profit ce moment et j’ai rajouté à mes records perso, le fait pour la 1ere fois de ma vie d’avoir fait un semi-marathon : 21 kilomètres.
C’était pas prévu, vraiment c’était pas prévu et je suis sacrément fière 🙂

L’année 2020 finit bien.

Sportivement,

Lau

Ma 2e participation à la Sèche

Je suis ultra excitée à l’idée de participer pour la 2e fois à ce challenge sportif communautaire.
Malgré le confinement je n’ai jamais arrêté de faire du sport, pas une seule semaine. Le sport fait vraiment parti de ma vie. Je vous l’ai déjà énormément répété.
Mais comme je vous l’ai dit aussi, j’ai re-grossis depuis quelques années.
Une vidéo sur ma chaîne Youtube sera bientôt disponible pour vous parler de ma reprise en main.

Le sport m’a permis de limiter la casse car mon métabolisme a été vraiment ralenti depuis toutes ces années et le combat sera rude pour que mes kilos s’envolent de nouveau. Je veux rester optimiste sur ce point c’est important…

Revenons à ce programme : LA SECHE.
Je vous invite à aller voir ma story à la une sur mon instagram qui vous parle de ma participation et surtout du programme en lui même.

En résumé, la sèche c’est un programme de remise en forme récompensé.
L’énorme avantage c’est de faire un programme avec une communauté et des pro ultra motivés. La motivation est vraiment énorme grâce à l’engouement de chacun.

Le programme comprends :
– des menus envoyés chaque semaine (adapté à vos goûts)
– un challenge sportif toutes les semaines
– un programme sportif tous les jours. (les vidéos sont canons !!)

Et surtout à la fin tu as la possibilité de gagner des cadeaux si tu gagnes le défi !!

Tous les niveaux sont acceptés mais attention il faut être persévérant et ne rien lâcher. Le mental est important car il faut souvent se dépasser et pas toujours s’écouter.

Pour les personnes qui se sont faites opérer d’une opérations de chirurgie bariatrique : Attention, si vous venez à peine d’être opéré (moins de 3 mois post op et avec avis de votre chirurgien), ce challenge n’est pas fait pour vous. J’ai réalisé ce challenge presque 3 ans après mon opération la 1ère fois avec une bonne condition physique.

Si ça vous dit de participer, il va falloir s’activer car le challenge démarre lundi 15 juin (J-3). Avec le code LAU15 tu pourras bénéficier de 15% sur le challenge.
Surtout si tu participes tiens moi au courant pour qu’on puisse se suivre, ça sera d’autant plus motivant 😉 : https://laseche.fr/


Let’s GO !!!

C’est pas le moment de flancher…

Je suis comme vous : confinée.
C’est le 13è jour aujourd’hui pour notre famille. Le dimanche 15 mars, on était parti se balader dans un parc avec les enfants pour continuer à apprendre à notre dernier à faire du vélo… et on avait même acheté sur le bon coin un 2e vélo pour qu’il arrête de se partager son vélo avec son frère….

Je fais partie des personnes qui sont angoissées bien avant cette date….

Alors bizarrement j’ai loupé le démarrage de l’horreur alors que je passe mon temps à lire l’actualité depuis toujours. Et un matin ma collègue de bureau mi janvier m’en parle et je commence à lire régulièrement.

Mon stress n’a cessé d’évoluer et a atteint un certain pic quand le 1er cas est arrivé en France au retour des vacances de février avec une personne qui revenait du ski dans nos alpes de Hautes provence.
Je n’avais pas peur pour moi. Mais peur pour mes proches (en particulier mes parents qui sont octogénaires) car on nous a martelé que le souci était la transmission par des personnes saines comme je pouvais l’être vers des vos proches plus faibles.

On a commencé fin février à plus se faire de bisou le matin au travail…. mais tout le monde en rigolait (à quelques exception très rares près).
« je n’ai pas de personnes âgées faibles autour de moi, je craints dégun »

Et moi je commençais déjà à trembler…. (et on continuait à se moquer de ma panique car je suis une extrême dans toutes mes émotions….)

Quand on a annoncé le 1er confinement à cause de la fermeture des écoles. j’étais prête à cette éventualité. Je l’avais intégré.

Quand j’ai écouté notre président dire qu’on était en guerre, j’étais prête à l’entendre, j’avais compris la gravité de la situation et je voulais qu’on mette des mots sur la situation.

Sur la 1ère semaine de confinement, les septiques ont commencé à réaliser mais pas totalement. L’envie de toujours se dire : mais arrêtez d’exagérer !!
Les apéros facetime ont commencé à se multiplier (nous aussi d’ailleurs mais j’avais pas envie de trinquer du tout… juste envie de voir les gens que j’aime, savoir comment ils allaient c’est bien cela l’essentiel.

Je vous rappelle que l’abus d’alcool est dangereux et que la consommation d’alcool des français n’a jamais été aussi forte sur cette période…ça me désespère.
Je rêverais d’une limitation stricte à l’achat de tout type d’alcool mais les français ne sont pas prêts à cela. (j’ai été agréablement surprise car le préfet de l’Aisne à interdit l’alcool en début de semaine).

Je suis d’origine Italienne et j’ai des nouvelles en direct du drame que vit la population du nord et du sud. Et une de mes cousines m’a dit plusieurs fois avant l’horreur :
Laurence, je t’en supplies, ne court plus à l’extérieur, restes chez toi. Elle me l’a dit avec sa douceur habituelle et j’ai souri en l’écoutant car j’ai réalisé que le contraire serait vraiment ridicule.

On est au 13e jour et je vois et j’entends que les discours sont maintenant différents : commence à apparaitre

  • les inquiétudes « sociales » (on va gagner beaucoup moins d’argent c’est certain, faut l’intégrer et arrêter de chercher midi à 14h) donc l’euphorie des pseudo vacances commencent à retomber.
  • les 1ères angoisses apparaissent : ces sorties frénétiques de personnes que j’avais vu courir de ma vie me rendent dingue…On nous a demandé de restez chez nous pourquoi certains n’y arrivent pas ??

Alors certains s’occupent de nous occuper (j’essaye aussi de vous donner des astuces sur mon instagram en particulier ou je vous montre une partie de notre quotidien).

Mais une chose est sûre, ce qui est le plus perturbant c’est de pas connaître la fin de cette période.
Hier on nous a dit que le confinement aller se prolonger de 15 jours de plus et tout le monde cri « oh désespoir ».

Donc si je peux vous donner un conseil : intégrer une chose. La crise va être longue.

Je suis pas Nostradamus comme dirait une copine. Mais je pense qu’un minimum de 3 mois est nécessaire afin de commencer à avoir un peu de répit à cette crise sanitaire.

J‘espère me tromper, vraiment j’espère. J’adorerais me dire que dans 15 jours je vais pouvoir retrouver mon papa avec qui nous n’avons plus de contact car il est à l’hôpital et qu’il est interdit de lui rendre visite.

Mais je ne suis pas dupe, je sais que ça va durer.

Donc intégrez cette donnée afin de pouvoir anticiper la période d’après.
– Organisez vos journées. Ne passez pas toute la journée en pyjama.
Faites vous un planning.
– Faites des choses que vous n’avez pas l’habitude de faire comme lire, chanter, danser.
(c’est facile aussi de se laisser aller je vous l’accorde)
– Profitez pour apprendre des choses. On a du temps. On a plus d’excuse non ?
– Appelez vos proches, les plus fragiles, ils ont besoin d’être rassuré et vous verrez ça vous fera aussi du bien.
– Faites de l’exercice physique, c’est important. Et là vous avez des tas de solutions en ligne (je vous en parlerais dans d’autres articles qui suivront). MAIS DU SPORT A LA MAISON bien sur 😉
– Cuisinez : c’est le moment d’apprendre à faire des bons petits plats. Même si on est seul. Manger doit rester un plaisir et faut qu’on arrive à ne pas s’engouffrer une tablette de chocolat par jour.
– Réfléchissez à la période d’après : est ce que je vais rester identiques et reprendre ma vie normalement ? est ce que je vais changer de travail ? est ce que je vais perdre mon travail ? Est ce que mon caractère va changer ?
– Ecrivez ce que vous ressentez. Un journal de bord de cette période de guerre sanitaire que nous vivons peut être un bon moyen de sortir ces émotions.

Merci pour tous les gentils messages que je reçois quotidiennement.
La communauté que j’ai crée depuis 2014 est belle et j’en suis fière. Cela fera partie de mes réussites. Si je peux vous aider actuellement d’une façon ou d’une autre, je suis là. Je vous souhaite à tous beaucoup de courage pour cette période. Et je garderais la pêche que vous avez l’habitude d’avoir de ma part.
C’est ma marque de fabrique et je changerais jamais.

Mon Marseille Cassis 2019

C’est dingue juste de me dire que je vais vous raconter ma 3e édition du Marseille-Cassis.
En 2017 c’est une folie, une opportunité certains diront qui m’ont poussé à m’inscrire…
Je courais tous les jours à l’époque, un peu trop pour certains… alors que je m’étais inscrite suite à un désistement d’une personne que je ne connaissais pas par l’intermédiaire d’une copine.
Cette année là, j’avais réalisé mon plus beau timing : 2H49. J’étais fière ouhlala.

L’année dernière (je vous laisserais aller voir mon récit de l’année dernière qui sera plus complet) j’ai mis 3H22 mais j’ai fini dans la douleur, les larmes, en marchant sur le 18e km… mais toujours avec cette envie quasi instantanée de me réinscrire à la session suivante.

Dès que les inscriptions ont pu être effectuée, on s’est tout de suite inscrit sur le site grâce à un lien privilégié reçu en février il me semble. Bon maintenant les inscriptions ne sont plus aussi rare qu’avant. Je ne connais personne qui n’a pas réussi à avoir son dossard et on a été plus de 20 000 inscrits.

J’ai pas eu un entrainement intensif mais il a été régulier.

3 à 4 sorties par semaine. Avec des sorties plutôt courtes entre 6 et 10 kms. Quelques fois des sorties plus longues mais pas souvent.
J’ai eu juste envie en septembre de me faire mon Marseille cassis toute seule comme une grande, sans la foule… et je me suis partie à 7H du matin de la maison pour arriver tranquillement à 10H33 sur Cassis. Mon chéri et mes enfants m’ont ramené sur Marseille par la suite.

Mise à part cette sortie dans les conditions réelles, je me suis surtout entraînée sur des fractionnés et des sorties type jogging pendant les 2 mois qui précèdent le fameux jour J.

La veille de la course, on se rend au parc chanot pour récupérer nos dossards.
Aucune attente, c’est surtout bien organisé.

On les récupère en 10 secondes chrono. On peut prendre le temps de faire le tour du village pour flâner autour des marques et des stands qu’on connait vraiment par coeur à force de les voir sur les différentes courses.
Bizarrement aujourd’hui je n’achèterais rien sur le village. Je me suis rattrapée 1h après en allant chez Décathlon.
J’ai fait d’ailleurs ce qu’il ne faut jamais faire : j’ai acheté un legging, des chaussettes, une brassière et une culotte de course que j’ai décidé de mettre le lendemain de la course.

Jour J
On se réveille tôt, vers 5h, avec le changement d’heures c’est comme si il était vraiment 6H donc une heure habituelle pour moi. Je suis assez nerveuse finalement, je n’y m’y attendais pas. Pourquoi avoir peur d’une course que j’ai déjà faite 2 fois. Un parcours que je connais car c’est sur mon chemin habituel d’entraînement, en bas de la maison.
Je ne sais pas, cela ne s’explique pas vraiment.
On arrive vers 7H30 devant les grilles. Moi qui ne vais jamais dans les toilettes publiques, je n’arrive pas à me retenir et va commencer de longues minutes d’attente derrière des coureurs un peu euphorique en groupe.
30 mn plus tard nous voila dans le vélodrome. Lieu que l’on connait parfaitement mais qui nous donne un sentiment de fierté devant tous ces gens qui viennent d’ailleurs.
Eh oui, Marseille Cassis est une course qui intéresse uniquement 40% de personnes qui vivent dans notre région. Le reste ce sont des français et des étrangers de plein de régions différentes. Et qu’est ce qu’on est fier avec mon chéri de dire que ici, c’est chez nous.
La pelouse du vélodrome (qui a coûté au passage 300 000 euros) on l’a regardé avec passion. La fierté cela ne s’explique pas finalement.


8H15, on arrive sur le boulevard Michelet. On est toujours très surpris de pouvoir retrouver des personnes qu’on connait dans cette foule.
Sylvie (@la_runnaissance) a une patate d’enfer. Moi je suis ultra nerveuse. Je commence à stresser à mort. Mon coeur palpite. Je suis à 85 de pulsation (en temps normal je suis à 54 lol).


La 1ère vague part. ça va être à nous.
On part 10 mn après à 9H10 et je me rends compte qu’on est vraiment dans les 1ers à partir quand je vois la file sans fin qui git sur les escaliers du stade.
Le boulevard Michelet, c’est le défilé d’encouragements de plein de personnes que je connais… des copines…Des voisines…et bien évidemment mes amours de fistons sur le balcons avec mamie qui me crient : Allez maman !!

Dans le Vel !
@la_runnaissance

Et là très franchement, la boule au ventre est totalement partie. Je pars avec une banane d’enfer. Et j’y vais avec l’énergie que j’avais à ce moment là.

KM1 à KM5 : je trouve mon rythme plutôt bon par rapport à ce fameux faux plat. Je suis sur un bon 8 km/h pendant 3 kms et je me commence à ralentir fortement au 4e KM.
Je sais que ça va monter… ça monte déjà de toute façon.
La Gineste n’est pas loin.
1er ravitaillement. Je croise plusieurs personnes. On commence à voir les habitués ;).
J’aurais du sans doute continuer sans m’arrêter à ce niveau là car je perds du temps. J’ai de l’eau dans mon sac à dos. J’ai voulu l’économiser et prendre de l’eau en bouteille.
Je prends 2 figues au cas ou…

KM6 à KM10 : Mon rythme continue d’être régulier. Beaucoup de personnes commencent à marcher. J’avance beaucoup plus doucement mais j’avance en courant. Sans m’arrêter. Je ne veux pas marcher donc même si je cours moins vite que certains qui marchent je cours. C’est important pour moi.
Les pompiers commencent à secourir des personnes. Il y a beaucoup plus de malaises que d’habitude. La chaleur est accablante.
J’arrive au fameux panneaux à 1H32.
C’est plutôt pas mal je trouve. car j’ai mis moins de temps à monter qu’à descendre à quelques secondes près alors qu’on pourrait croire que c’est bien plus dure de monter que de descendre…
Si vous saviez le nombre de personnes qui se sont pris en photo à cet endroit précis et mon dieu que je les comprends… c’est vraiment le graal.
J’ai la chance que ça soit mon terrain d’entrainement et d’avoir fait cette photo plusieurs fois donc je continue mon p’tit bonhomme de chemin… et je continue sur le même rythme.
Mon rythme est d’ailleurs quasi identique du début à la fin. Je n’ai pas été au delà de ma zone de confort pour être sure :

  • de ne pas m’arrêter.
  • et surtout pour être sûre d’aller jusqu’au bout.

Oui même la 3e fois, vous vous demandez si vous allez y arriver encore une fois.
A chaque fois que j’avais un « courage courage madame », je me disais mais : y’a pas de raison j’irais dans tous les cas jusqu’au bout.

K11 à K15 : On passe de l’euphorie au cauchemard dans cette descente sans fin.

Le soleil me tape clairement sur la tête et j’en ai la tête qui tourne. Heureusement plein de sourires et de gens qui t’encouragent me permet de continuer avec le sourire tant bien que mal.

Je retrouve une voisine qui a très soif et qui commence à marcher… (je cours aussi vite qu’elle marche pendant quelques mètres et j’en profite à sa demande pour lui donner une partie de l’eau que je transporte dans mon sac à dos.

Les photos sont là pour nous rappeler qu’on est dans la dernière partie de la course.
J’entends certains qui disent qu’on a fait le plus facile et quand j’en ai le temps je leur dis de réserver un peu de leur force pour les 3 derniers kilomètres qui sont très compliquées si on a pas anticipé.

K16 à K20 : On commence à apercevoir Cassis. Le coureur à coté de moi prends un appel sur son mobile en précisant qu’il est en train d’arriver… J’ose pas intervenir car je ne veux pas trop l’effrayer quand même.

Je le retrouve en train de marcher au KM18. C’était obligé….
Je suis perturbée au KM17 avec un monsieur qui a fait un malaise et qui est en train d’être réanimé par plusieurs pompiers.
J’ai su par la suite qu’il était tombé il y a déjà pas mal de temps puisque ceux qui sont arrivés bien avant moi l’ont vu tomber et les secours n’étaient pas encore là…
J’ai eu très peur pour lui et j’ai cherché très vite à savoir si il allait mieux après la course mais personne n’a su me dire. J’espère vraiment que c’est un mauvais souvenir pour lui maintenant et que tout va bien… Si quelqu’un en sait plus d’ailleurs je suis preneuse car son état m’a vraiment inquiété.
Le soleil a été vraiment dur pour l’ensemble des coureurs…
Comme prévu les 3 derniers kms sont éprouvants car la pente remonte et nos jambes ont du mal à suivre.
Je puise mes dernières forces dans le 18e kms ou de plus en plus de personnes marchent.
J’ai décidé que je ne marcherais pas donc il n’est pas question que je marche… je cours vraiment doucement, c’est sans doute de la marche mais le mouvement dans ma tête ressemble à un pas de course…

J’ai la banane et plusieurs passants me le font remarquer en décomptant les derniers mètres qu’il me reste à parcourir.

Le tapis rouge et les hauts parleurs n’ont font comprendre que c’est terminé…. je vais pouvoir savourer mon challenge réussi personnellement….

J’arrive dans la souffrance et les images vidéos que j’arrive à voir me le rappelle bien…
J’ai mal mais qu’est ce que je suis heureuse….

Fière de récupérer ma médaille qui est splendide.
Elle est lourde, elle est grosse, elle prouve le chemin parcouru et c’est une belle récompense que tout le monde est fier de montrer sur les réseaux.

Le 1er texto que j’envoie à mon chéri c’est :

Vivante !! mais c’était pas facile…Je reprends mon souffle et j’arrive.

Il me répond qu’il a été dans la souffrance à partir du KM13 et qu’il a fait un timing pourri (timing pourri = 2H07… un simple rêve pour moi…)

Et quelques secondes après, je lui envoie ma tête en photo …

Je fais partie des finishers de la 41è édition du Marseille Cassis.
Je m’assoie 2 minutes pour reprendre mes esprits et je vais rejoindre mon chéri et son ami Franck qui m’attendent au pied d’un arbre.

Il n’est pas en forme mon champion quand je le récupère et ça me fait tout drôle car le sport et ce type de course doit rester un plaisir….

Je vous passerais les détails mais il a eu une insolation et il a vomi tout ce qui était possible de vomir 10 minutes après cette photos ci dessus ou je brandissais ma médaille.

On a attendu patiemment le bus qui allait nous ramener sur Marseille.

Nous serons présents à la prochaine édition du Marseille Cassis qui sera sans doute la seule course de 20 Kms que je ferais régulièrement.
Cette course un pur dépassement de soi qui me passionne réellement.

Merci à la vie de me donner la possibilité d’être une participante de cette folie.

2017 : 2H49

2018 : 3H22

2019 : 3h03

J’espère qu’en 2020, j’arriverais à atteindre les 2H49 de 2017….

En fait non, en 2020 j’aimerais être une finisher fière comme aujourd’hui 😉

Footing box : j’achète ou pas ?

ça c’était la veille de l’ouverture 😉

Le titre est un peu un fake car je l’ai sous les yeux 😉
Mais il est important pour moi de vous dire que quand je vous écris un article sur un produit en partenariat je suis sans pression par la marque et j’écris ces quelques lignes avec toute ma sincérité.
Sur ma page instagram je vous avez promis un article sur mon blog, le voici… un autre article suivra quand j’aurais testé l’ensemble des produits 😉

Donc oui j’ai reçu cette box en partenariat avec la marque « Footing Box » .


J’ai été séduite par le concept qui forcément m’intéresse. Je suis une consommatrice de box en général. J’aime le concept de faire découvrir des produits sur un thème.
Des produits que vous n’achèteriez pas forcément de vous même.
Des produits qui vont vous susciter un besoin.

Vous l’aurez compris avec un nom pareil cette box en particulier s’adresse :
aux sportifs de course à pied (footing est volontairement utilisé je pense pour démocratiser un peu la pratique). Ils ont rajouté : fitness et bien-être mais c’est sans doute car ce sont des mots qui s’associent bien ensemble par la force des choses.
Elle a été pensé pour les filles (là je ne sais toujours pas pourquoi…).
Elle est bi-mensuelle. Je trouve ça très bien en périodicité car cela vous permets de ne pas tomber dans la lassitude de réception des produits. Cela reste un événement et surtout ça minimise aussi le budget consacré à cela.
– Elle contient 6 produits (accessoires, aliments, livret de conseils, un cosmétique etc…).
– Le prix de la box est de 29,50 euro/mois avec une valeur de 55/60 euro.

Si vous voulez vous rendre compte de ce qu’il y a dans les précédentes box, ils sont vraiment transparents et j’aime beaucoup cette clarté dans le message passé : https://footingbox.com/boxes

Tous les produits se retrouvent également individuellement dans leur eshop.
Je m’attendais par contre à avoir un prix spécial abonné comme sur birchbox.

Si vous avez autour de vous des passionnés comme je le suis par cet univers du running qui est vraiment un monde à part, c’est une idée lumineuse de pouvoir lui offrir ce type de cadeau. Vous êtes sur de lui faire plaisir.

ça serait pas la fête des mères dans 5 jours ??
#messagesubliminal

La vidéo n’est pas complète mais c’est mon unboxing à la réception de la box 😉

Sortir de sa zone de confort

J’ai perdu 62 kilos et je suis devenue accro à la course à pied. C’est un fait.
Mais hier j’ai réalisé en courant que même si c’était le changement le plus visible, j’ai également changé sur d’autres points de ma personnalité. Et je pense que tout est lié.

Sans vouloir partir dans des analyses très poussées qui seraient pas forcément intéressante à lire, j’avais envie quand même de l’écrire pour vous partager mon ressenti.

Alors pour la petite histoire pour les personnes qui ne me suivent pas sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram hier j’ai participé pour la 2e fois au Trail des Castillas. : 9 kilomètres dans les cailloux en face de la montagne Sainte Victoire. L’année dernière j’avais pleuré en courant tellement j’avais trouvé le parcours fabuleux.
Cette année je me suis réinscrite avec mon mari qui voulait faire un parcours plus petit avant son prochain trail dans 7 jours…

J’étais pas très concentrée le matin de la course. J’avais zappé ma bouteille d’eau, les épingles à nourrice pour accrocher le dossard, ma pièce d’identité, l’heure de démarrage de la course etc… bref…. Heureusement mon mari est plus posé et il avait assuré le back-up.

On arrive sur Belcodène, les coureurs pour le 17 kms sont en pleine préparation. Le départ est imminent pour eux. On partira 15 mn plus tard.
Je connais le démarrage je pars toujours tranquille sans jamais vouloir prendre le rythme des coureurs devant moi car je sais pertinemment que ça me mettra dans le rouge. Donc j’avance tranquillement. Au bout de 1 km je commence à voir de moins en moins de monde devant moi. Une jeune fille s’arrête pour marcher. Je me dis dans ma tête que même si elle est devant moi je vais l’encourager en la dépassant. Mais finalement elle reprend la course et je ne la dépasserais jamais 😉
Au bout de 2 kms je me retrouve sur du bitume et je trouve ça étrange pour un trail (lol) mais je continue. Je croise des gens de l’organisation donc je regarde droit devant. Au 3e kms, je demande ma direction à une personne qui est dans le croisement et elle me dit une phrase qui m’aura plombé le moral :

« Madame vous vous êtes complètement trompé de chemin, vous êtes sur le retour de la course des 2 parcours. Le croisement. »
– Soit vous repartez dans l’autre sens pour trouver le bon chemin (sans l’assurance de trouver le bon chemin)
– Soit vous attendez ici les coureurs des 2 parcours pour faire la fin de la course avec eux (ce qui veut dire que je n’aurais couru que 5 kms au total)
– Soit vous abandonnez.

Je suis vraiment désolée Madame
J’étais perdue, vraiment dégoutée... déçue d’avoir raté cette course.
Choquée devoir « abandonner » pour la 1ere fois que je cours sur ce type de course. Il fallait agir vite car le temps passait..
Je suis repartie dans l’autre sens.

Alors pourquoi je vous raconte tout cela ?
Parce que, en réalité, c’est une belle métaphore de la vie en général.
Ta vie est guidée par des choix. Des choix que tu fais tous les jours.
Tu es le maître de ta vie. C’est toi qui décide comment la rendre belle ou foireuse.
J’ai eu souvent tendance par le passé à me « laisser aller », à remettre beaucoup de choses au lendemain. Mes listes de « to do » s’empilaient quotidiennement.
Aller de l’avant et toujours voir le côté positif des choses fait de plus en plus partie de ma façon d’être. Et indirectement c’est en changeant de corps et pouvant faire autre chose avec ce corps que j’ai changé.

Parce que pour finir ma petite histoire sur ma course d’hier…
– ce qu’il s’est passé c’est que je suis tombée sur un monsieur en vélo qui m’a dit : « vous vous êtes perdu mais je vais vous remettre sur le chemin des derniers marcheurs pour reprendre la bonne route. »
La 1ere pensée que j’ai eu c’est : « mazette je vais me retrouver avec des marcheurs qui sont partis 1/4h après moi et qui vont arriver avant moi pour certains… la loose… »

Très rapidement après je me suis dit : « Laurence, kiffes le moment. Tu es dans un des plus beaux spots de la région. Regardes, respires, cours tant que tu peux…Et même si t’es dernière tu seras sur la ligne d’arrivée avec ceux qui auront tenté.

Et ça, ça changes tout... j’ai couru ces derniers kilomètres avec beaucoup d’émotions car je me suis dis… « tu vois avant je pense que j’aurais rebroussé chemin en me plaignant du balisage mal réalisé. Ou au pire, j’aurais attendu les 1ers coureurs pour « ne pas dire » que je m’étais plantée de chemin ».
Dans quel intérêt ?? l’important c’est vraiment ma fierté de faire les choses avec un maximum de sincérité et d’être droite dans mes baskets car je vis, j’ai une bonne santé et je veux rattraper le temps. Le temps ou je n’arrivais pas à réaliser tout ce que je fais actuellement. ❤

Alors quand j’ai recroisé les personnes au croisement des 2 derniers kilomètres qui ont compris que j’avais fait 2,3 kilomètres supplémentaires par rapport à la course initiale, je suis arrivée les bras en l’air avec un gros smile en criant que j’avais réalisé « mon parcours ». C’est celui que j’ai choisi…
Voila. J’ai ma vie entre mes mains tout simplement.

La Marseillaise des Femmes 2019 : le dernier km

28 avril 2019 : Vous ne pouvez pas être dans ma tête quand les kilomètres défilent mais je voulais quand même vous partager un p’tit moment… 2 petites minutes de cette course que j’adore. Les 2 dernières minutes…

J’adore vos applaudissements, j’adore vos encouragements, j’adore ces sourires que je vois pendant des heures… quelle belle journée. ❤

Free to run : Laurence Pourquoi tu cours ?

J’ai eu le plaisir dernièrement de partager mon témoignage sur ma passion grandissante de la course à pied sur le plateau de « C’est le Sud » animé par Anne Limbour.

Mon intervention commence à partir de la 22e minute…

Je peux vous assurer la course à pied me fait un bien fou quotidiennement et j’ai beaucoup de mal à imaginer un jour devoir moins courir (oui je sais c’est dingue…)

J’ai la chance en plus que de plus en plus de partenaires me font confiance et aiment mon histoire.
Pouvoir faire partie des ambassadrices de la Marseillaise des femmes.
est réellement un honneur pour moi.

 

Impensable il y a quelques années, accessibles maintenant… je vous assure moi ça me procure beaucoup d’émotions.

Pour tous les nouveaux passionnés de la course à pied, je vous conseille de visionner le documentaire : Free to run de Pierre Morath que mon chéri m’a offert hier pour notre anniversaire de mariage : Un hommage au running, une révolution dans les années 60 qui n’était pas ouverte aux femmes pendant très longtemps. Un long combat acharné pour avoir cette liberté de courir. Aujourd’hui ça reste difficile à croire…

Oui c’est difficile à croire que Les femmes n’avaient le droit de courir plus de 800 mètres, ou encore que le marathon leur fut autorisé qu’au début des années 80.

La course fut même déconseillée avertissant qu’elle « réduirait l’espérance de vie de 20 à 40 ans », et risquait de provoquer un « décrochage de l’utérus ».

Aujourd’hui on est loin de tous ces préjugés mais régulièrement j’entends :

  • pourquoi tu cours autant ?
  • tu crois pas que tu devrais réduire le rythme
  • t’es sure que c’est bon pour ta santé
  • j’ai peur que tu fasses un jour un arrêt cardiaque à force
  • tu devrais être bien plus mince vu le nombre de kilomètres que tu fais toutes les semaines
  • etc… etc

Heureusement L’euphorie et la motivation des coureurs sont communicatives et me permets de répondre tous les jours avec un peu plus d’arguments qui prouvent le contraire.

Alors oui j’aime les courses (j’en fais beaucoup) mais j’aime avant tout « COURIR » car je suis libre, je suis vivante et c’est en courant que je le sens le plus…

C’est ma façon de vous annoncer que oui… mon prochain challenge c’est de pouvoir courir un MARATHON. J’espère pouvoir en être capable en 2020/2021.

Depuis hier je pense à Kathrine Switzer, la 1ère femme à avoir couru le 42 km en 1967.
Je vous laisse regarder le reportage, vous comprendrez pourquoi cette femme est époustouflante.